lundi 18 juillet 2011

If you kill a sheep, you'll have to pay for the sheep and for the damages of the car!

Ils sont cons ces moutons...c'est un fait! Toujours par 3 et toujours prêts à surgir sur la route lorsque tu arrives en voiture. On a fait que faire attention à eux depuis que l'on a repris la route! On se croirait dans MarioKart...


On est d'abord aller faire un tour dans le nord: le schnefelchsness (ou quelque chose dans le genre). Un volcan, couvert par un glacier (mais bien sûr!) et l'océan qui vient lui rafraîchir les flancs...Un condensé d'Islande sur une centaine de kilomètres carrés...jugez plutôt:









Ensuite, on a décidé de traverser le pays par les Highlands dans le vain espoir de sympathiser avec quelques trolls... On a juste pu admiré quelques splich-splash de l'ancêtre des geysers: le GEYZIR (prononcez gay-zeer et c'est pas moi qui l'invente!)


mercredi 13 juillet 2011

back on track....

Il nous aura fallu un an, presque jour pour jour, pour reprendre la route...
Un an et quelques heures de bureau, quelques autres pour nous installer dans notre petit nid douillet en face du lac ou encore passées à remettre en état de vieilles armoires...Un an pour nous marier lors de la plus belle des journées....

Il n'a pas été bien dur de préparer nos sacs avant le départ tant ses habits, que nous y avons glissés tant de fois, ont repris leur place légitime dans ce bon vieux sac à dos. On reprend les mêmes et on repart, aurait-on envie de dire!

Malgré tout, nous voilà en Islande à présent: terre de feu et de contrastes, de yoghourts comme ils disent ici (yökull en vrai), de trolls et de vikings. Notre périple a commencé au milieu des volcans: entre Landmannalaugar et Porsmórk. Pour ceux à qui cela ne rappelle rien: est-ce que Eyjafjöll vous en dit plus (allez allez, c'est pas loin, avril 2010)? Saviez-vous que parfois les volcans se cachent sous les glaciers? Ou encore que 11% de ce petit pays était recouvert de glaciers? On n´est pas au bout de nos surprises par ici...



Bon reprenons : 50 petits kilomètres avalés en 2jours à slalomer entre volcans ou glaciers (les yoghourts justement), à traverser des torrents glacés pieds nus, à dormir sous tente, enroulés dans ses odlos... de vraies et belles vacances, vous dis-je....

lundi 28 juin 2010

La fin des haricots....

Eh oui, la belle aventure est (deja) terminee....snifff....voici pres d'une annee deja que nous sommes sur les routes, une route qui, apres un bref detour par Bali pour y recuperer de tous nos efforts, se termine ici a l'aeroport de Bangkok, dans le hall de depart de l'avion qui doit nous ramener au pays dans quelques minutes....
C'est donc le moment pour nous de faire le tour de nos souvenirs, d'apprehender notre retour et aussi de nous rejouir de retrouver nos familles et amis...
Merci a vous toutes et a vous tous d'avoir suivi et parfois partage nos aventures et rendez-vous tres bientot au pays des Helvetes !

jeudi 17 juin 2010

Miaowwww....

Le repos du guerrier vous connaissez ? Eh bien, apres notre epuisant trek de l'extreme sur les contreforts des Anapurnas, je pensais qu'on avait bien merite quelques VRAIES vacances, quelque part au bord de la mer, avec chaises longues, aperos, gueuletons et piscines a debordement en tous genres... Eh bien que PUIC! Et tout ca parce que Madame s'est mis dans la tete de faire des cours de massage...oui oui oui...vous savez, ces trucs avec des huiles aux odeurs bizaroides et des pierres qui vous brulent tous les poils du corps....

En lieu et place du bord de mer, nous nous sommes donc retrouves dans le nord de la Thailande, a Chiang Mai plus precisement, a 1'000 k m environ du plan d'eau salee le plus proche ! Heureusement, pendant que Madame s'escrimait a comprendre ce que ses profs de massage a l'anglais plus qu'approximatif pouvaient bien vouloir dire par des termes tels que "salaide" (=slide en vrai anglais), moi j'ai quand meme reussi a degotter un petit hotel avec piscine et TV pour regarder Roland-Garros...A mon grand malheur, j'ai toutefois tot fait de me rendre compte qu'aucune des chaines disponibles ne diffusaient mon tournoi de tennis favori !!

Apres avoir en vain depose une plainte penale pour non-assistance a personne en danger aupres de la police locale et engueule a peu pres tout ce que l'hotel comptait comme managers, j'ai finalement du me rendre a l'evidence et me rabattre temporairement sur un sportsbar local !

Je dis temporairement car, une fois la defaite de Rodj consommee, autant vous dire que la motivation a regarder les matches n'etait plus vraiment la meme...du coup, tout ce qu'il me restait, c'etait la piscine! Et, plutot que de barboter dans ma pataugeoir a longueur de journee, je me suis dit: mais fais donc quelques longueurs ! Sur le papier, ca ressemblait vraiment a une bonne idee...le seul hic c'est que la piscine devait bien mesurer dans les 10 metres ! Vous pouvez donc calculer vous-meme le nombre de traversees qu'il a fallu faire pour atteindre quotidiennement la barre symbolique du kilometre !!! PLUS JAMAIS !!!

Bon, Chiang Mai n'etant pas seulement connu pour la tres courte piscine de son hotel Mercure, nous avons quand meme fait quelques petites visites, dont le marche dominical, quelques temples (y en a marre de ces tas de pierre maintenant...) et le fameux Tiger Kingdom. Et c'est la, au contact de ces gros matous, que j'ai eu comme une revelation divine: quand je serai grand, ben je serai DRESSEUR DE TIGRES ! Parfaitement ! D'ailleurs, on voit bien sur certaines photos ci-apres que je suis absolument fait pour ca...non ?

En tout cas, ils sont peut-etre mignons ces tigres mais alors qu'est-ce qu'ils perdent des poils et qu'est-ce qu'ils puent !!!

jeudi 27 mai 2010

Everest, l'aboutissement de tant d'heures d'entrainement

Nous vous en avions parlé pendant des semaines et notre arrivée a Kathmandu, début mai, devait coïncider avec le début de notre fantastique trek a l'assaut de l'Everest, la plus haute montagne du monde culminant a 8848m, si peu, si peu...

Avant de vous donner un récit détaillé de nos semaines de trek dans les montagnes népalaises, il est nécessaire, pour vous aider a mieux comprendre notre petit groupe, de vous présenter mes 2 compagnons de marche. Le Gégé, bien sur, que vous connaissez fêtard, détendu et toujours prêt pour une petite binche bien fraîche, a pris la tête de notre expédition. Toujours premier a attaquer les ascensions a fort dénivelé, il ne refuse guère de faire des enjambées de géant (il est quand meme un peu aidé par la nature) dans les descentes. Angoissé a l'idée de s'arrêter pour une pause, notre ornithologue aguerri devançait généralement le reste du groupe (soit le gagaille et moi) de plusieurs heures dans les étapes difficiles.

Le Gagaille, véritable juke-box ambulant (alternant Goldman ou Coeur de rocker de Julien Clerc), nous a gratifié aussi chaque jour d'une nouvelle réplique d'Eddie Murphy (pour le bien-etre de tous et surtout le mien, je tente d'oublier ces épisodes douloureux et vous en épargnerai le récit). Avec ces quelques mots de nepali en poche, il a tout tenté pour sympathiser avec les locaux et pourquoi pas conclure avec une petite nepalaise en haute altitude. Il est toujours partant pour un petit break ou une barre chocolatée et emporte avec lui toute une batterie de compléments vitaminés, fortifiants ou gels désinfectants. Une vraie petite pharmacie ambulante.
Quant a moi, il va sans dire que je ne suis pas une grande fan des montées (ni des descentes d'ailleurs, car mon truc c'est le plat) et que je suis plus attirée par une semaine spa au soleil que par 3 semaines de trek. Cependant, je me sentais prete a relever ce défi d'envergure et me réjouissais de parfaire mon régime avant de retrouver les plages balinaises. Assurément la moins bien équipée des trois (ce qui m'a valu quelques belles cassées de gueule que Gaetan a généreusement mis en exergue dans le plan ci-dessous), j'ai tenté tant bien que mal de suivre ces 2 locomotives.

Notre premier "conseil de guerre" nous a très vite fait prendre conscience que le trek au camp de base de l'Everest n'était pas une option intéressante pour des "bêtes de trek comme nous "et qu'il valait mieux nous orienter sur les Annapurnas pour avoir la chance de gravir plusieurs sommets a 5000m (comme si un ne suffisait pas...). La carte présentait en outre quelques options compliquées intéressantes pour mes 2 compères dont le passage du Mesokantho Pass (5300m) pour rejoindre le lac Tilicho et plusieurs jours en autonomie dans une vallée reculée appelée la vallée de Naarphu.

Par chance, et comme nous nous refusions obstinément a trekker avec un guide et des porteurs (perso, je n'étais pas farouchement opposée a l'idée des porteurs, vous vous en doutez certainement), nous n'avons jamais pu obtenir de permis pour la vallée de Naarphu et avons du
raccourcir notre programme de 5 jours (avec le recul, Kathmandu et ses spas, ses bons resto et ses magasins, était une option bien plus alléchante). Notre itinéraire de trek prévu allait donc nous emmener sur le circuit des Annapurnas avec un passage par le lac Tilicho et le sanctuaire des Annapurnas pendant une vingtaine de jours.

Pour bien faire et corser un peu notre organisation, notre arrivée a Kathmandu a été marquée par le début d'une grève générale qui paralysait le pays, bloquait tout le réseau routier et nous empêchait de commencer le trek du bon coté. Nous avons donc été contraints de prendre un vol pour Pokhara et louer du matériel a un népalais. Une phrase dit "ne fais jamais confiance a un indien" et bien, je peux vous dire qu'elle est tout aussi valable pour les népalais: nous nous sommes vus contraints de porter pendant tout le trek, une tente dont il manquait un arceau, une gourde dont le pas de vis était foutu, un thermos pas étanche sans parler des bâtons de trek impossibles a visser....bref une franche réussite!

En véritables bêtes de trek, nous avons franchi les premières étapes sans problème (sans pluie, sans courbatures, et, même moi, je ne me plaignais pas) et avons atteint le sanctuaire des Annapurnas après 4 jours. Avec un moral en béton, nous nous sommes alors lancés dans notre première tentative (je dis bien première) en direction du lac Tilicho, ce qui sous-entendait le passage du Mesokantho La a 5300m.

Toujours sans guide, nous sommes partis pour une petite semaine en autonomie emportant tente, barres chocolatées (je commençais a ne plus pouvoir les voir meme en peinture), soupes de nouilles et notre jeu de jass. Arrivés au pied des montagnes, nous avons réalisé avec effroi qu'aucune marque ne signalait le sentier et que les sommets environnants étaient recouverts de neige (dont quelques corniches pas tres invitantes). Gordon la boussole (autre surnom du Gagaille) est parti en tête vérifier le passage du col. Ses cris de joie et ses encouragements nous ont rapidement poussés a le rejoindre. Après 1 heure de montée abrupte dans un pierrier et en atteignant 5300m d'altitude, le Gégé a réalisé que nous avions gravi le mauvais col et qu'il nous fallait rebrousser chemin (j'en suis littéralement tombée sur le cul!).


Après cet échec (qui n'a cependant pas entamé la bonne humeur du groupe), notre nouvelle option s'avérait être le franchissement du Thorung La (pour les incultes, La veut dire Pass ou Col) et correspondait a 1700m de dénivelé positif en 1 jour pour franchir ce col a 5400m. Une option bien réjouissante non? 7heures de longue et dure montée (par obligation de confidentialité et pour sauvegarder la bonne entente dans le groupe, je tairai les chronomètres de mes 2 acolytes), ça te donne largement le temps de réfléchir et pester toute seule contre ce foutu trek. L'arrivée au sommet efface cependant tout ça en te gratifiant d'une vue superbe (et oui, encore une fois sous un soleil éblouissant) sur les montagnes environnantes.


Deja, mes 2 têtes de boque songeaient a prendre leur revanche sur le Mesokantho pass et envisageaient de l'attaquer par l'autre bout alors que je m'octroyais une journée de repos. Leurs sacs remplis de provisions (et oui encore ces foutues barres chocolatées), ils sont partis pour une grande journée en direction du lac Tilicho. Alors que je ne m'attendais a les revoir qu'en fin d'apres-midi, ils ont rebroussé chemin après 1h de route craignant le mauvais temps. Nouvel échec du Tilicho, ça fait déjà 2!

Nous étions alors en pleine montagne dans un bled nomme Manang , attablés a déguster un escargot a la cannelle a moitié sec quand nous avons entendu 2 gulus affirmer "ca te va si on prend un escargot et on fait moit-moit?". Pas de doute possible, des jurassiens! Vanara et Herve, en voyage autour du monde, venaient bien de la vallée delemontaine et ont agrandi les rangs de notre expédition pendant quelques jours, nous redonnant courage et chance pour affronter a nouveau le Tilicho, qui cette fois-ci s'avéra payante.

Tout guillerets grace a ce nouveau succès, nous en avons profité pour célébrer l'evenement autour d'une bonne fondue au fromage de yak. Mais si, et je vous assure que c'est la meilleure fondue au fromage que j'ai eu la chance de goûter depuis notre départ...Nos gruyère et autre vacherin n'ont plus qu'a se tenir a carreau. D'ailleurs, le fromage de yak est certainement la seule chose que nous pouvons retenir de cet animal car le thé tibetain fait a base de beurre salé de yak n'est pas une franche réussite et a bien failli venir a bout de notre Gégé national.


22 jours de trek, 1 jour de pluie, une tonne de photos (le Gégé a insisté pour conserver la plupart des prises de vue des pics enneigés) et quelques rauraciennes endiablées, voila en gros a quoi a ressemblé notre trek népalais.

mercredi 28 avril 2010

A very handsome man...

Eh oui, c'est exactement ces mots que notre guide (de sexe masculin, faut-il le preciser) a utilises a mon egard, alors meme que nous n'avions meme pas encore debute notre visite de deux jours dans les meandres des fameux temples d'Angkor...autant vous dire que le ton de la visite etait donne et que je ne savais trop qu'en attendre (craindre ?), ce d'autant plus que le thermometre depassait deja allegrement les 35 degres au moment d'attaquer la visite, soit a 5 h 30 du matin...et quand on connait ma capacite hors norme a supporter les grandes chaleurs, on peut sans peine s'imaginer que ce n'est pas dans les meilleures dispositions d'esprit que je me suis lance sur les traces de la civilisation khmere...


Pourtant (ben oui, y a toujours un pourtant ou un mais dans toutes ces histoires qui commencent mal...), je dois bien reconnaitre qu'il m'a suffi d'assister au lever du soleil sur le fameux temple d'Angkor Wat pour oublier tous mes tracas matinaux et mes premieres grosses suees...


C'est vrai qu'un spectacle pareil, ca meritait bien de sacrifier 1 ou 2 kilos en transpiration ! En revanche, j'ai du recourir aux stratagemes les plus fous pour echapper autant que faire se peut (eh oui, meme apres neuf mois de faineantise intellectuelle, j'arrive encore a utiliser des grands mots figurez-vous...) aux avances deguisees de notre guide ! Et que je me colle a toi pour te montrer une sculpture en bas-relief (encore un grand mot, YES!), et que je pose (frotte) ma main sur ton epaule pendant les trajets en mini-bus climatise (beni soit l'inventeur de l'air conditionne!!!!!)....

C'est donc mentalement et physiquement epuise que j'ai termine cette premiere journee de visite, courronnee par la visite du somptueux temple d'Angkor Thom, tout en conservant suffisamment de ressources morales pour reflechir aux parades que j'allais bien pouvoir trouver pour affronter, lors de la visite du lendemain, les attaques sournoises du mercure d'une part et celles encore plus sournoises de notre guide d'autre part.

Apres une bonne nuit de sommeil, passee dans un frigo a moins 15 (l'extase), je me suis reveille avec la grande satisfaction d'avoir trouve la parade a mes soucis sudoripares (ah ha, et de trois !) : UNE SERVIETTE (ou petit linge en langage helvete), que j'allais desormais trimballer avec moi lors de chaque visite de temple !!! A la moindre trace de sueur, HOP, un coup de serviette, et j'aurai toujours l'air d'etre frais comme un gardon (et de 4! trop fort le Jeronimo!) !

En revanche (ca change un peu du pourtant, un peu trop classique a mon gout...), je n'ai pas trouve de nouvelle parade aux tentatives de sentimentalisme (rolala....je me surpasse aujourd'hui!!) du guide, donc j'ai continue a m'en remettre a cette bonne vieille methode dite de l'ignorance...(non non non, pas celle que vous croyez...tss tss tss)

Arme donc de mes deux armes fatales, ma serviette et mon ignorance, j'ai pu pleinement profiter des autres merveilles archeologiques que ce site avait a nous offrir, en l'occurence les temples de Tha Promh et de Banteay Srei.


Bon, la je dois vous laisser car je commencer a suer a grosses gouttes derriere mon ordi et je n'ai pas de SERVIETTE !!!!

mercredi 21 avril 2010

Crevettes et poivre vert

De Phu Quoc, quelques heures d'hydroglisseur nous ont permis de rejoindre la cote vietnamienne et la ville de Ha Thien. Ha Thien est une sorte de ville/crevettes ou peu de touristes séjournent principalement parce qu'il n'y a rien a y faire. On y a cependant passé une nuit (certainement la moins chère de tout notre voyage mais non la moins luxueuse) car pour la troisième fois de 2010, nous arrivions en plein Nouvel An, cette fois-ci du coté cambodgien. Et qui dit Nouvel An, dit grosse cuite (pour les locaux) et nous n'osions pas nous aventurer sur les routes ("en temps normal, c'est déjà dangereux mais la c'est carrément suicidaire" dixit la dame de l'agence de voyage dans un français très correct).

Les crevettes sont la spécialité de Ha Thien. Ils les font sécher en plein soleil sur des bâches. Nous vous laissons imaginer l'odeur alléchante qui règne dans les rues....

D'Ha Thien nous avons rejoint Kampot, une sympathique bourgade aux constructions françaises. Très chouette et très calme. Un super endroit pour récupérer et se documenter sur les temples d'Angkor, notre arrêt suivant.

Outre ses coupures de courant fréquentes et rapprochées, Kampot est réputée pour ses cultures de poivre vert...Et pourquoi personne ne nous en a parle avant qu'on arrive a Siem Reap et que l'on retrouve les spécialités de Kampot sur les menus des restaurants...C'est quand même mal fait non?

vendredi 16 avril 2010

On etait mal prepare!

Et si c'était vraiment ça? Et si on s'était mal préparé a l'arrivée de la fun machine et de sa complice pour leur venue au Vietnam??? 288 jours s'étaient écoulés depuis notre départ. Nous avions eu grandement l'occasion de nous reposer en prévision, non?

Ils nous ont pris de court avec leurs aperos-mojitos, leurs dégustations de cocktail farfelus, leur séances de blind-test et leurs soirées en boite jusqu'à pas d'heure....

Le pire étant certainement qu'ils ne dorment presque pas et se relayent des l'heure du petit déjeuner. Ils ont été impitoyables avec nous et ne nous ont pas laisse une minute de récupération.. Voyez plutôt l'état dans lequel nous avons fini...c'est pas du joli!!!


Alors, etait-on mal préparé ou a-t-on pris un si grand coup de vieux?!!!

Quoiqu'il en soit, nous avons profite de chaque instant, savoure chaque minute et regrettons si fort leur retour en Suisse....

jeudi 1 avril 2010

Apres l'effort, le reconfort...

Eh oui, apres ce qui aura sans doute ete notre dernier entrainement avant notre defi nepalais, il etait grand temps de poser nos valises quelques jours au bord de la mer, a Nha Trang plus precisement...de plus, ce petit break nous permet de recharger nos batteries avant l'arrivee de la Fun Machine....


Voici donc en gros ce a quoi notre programme a ressemble au cours de ces 4 derniers jours:


- 7 heures: reveil de Madame


- 8 heures: reveil de Monsieur


- 8 heures 30: petit-dejeuner buffet (et je ne vous donnerai aucun indice sur l'element du couple qui a besoin de 30 minutes pour se preparer...)

- 9 heures 30 - 11 heures 30: bronzette au bord de la piscine (dans la mer, y a trop de poissons de toute facon...)

- 11 heures 30 - 15 heures: repli sous un parasol parce que c'est pas bien de rester au soleil durant ces heures-la...non non non !

- 15 heures - 17 heures: re-bronzette au bord de la piscine (les poissons sont toujours pas partis...)


- 17 heures: MOJITO-TIME

- 18 heures: le Journal de TV5 Monde


- 19 heures: APERO (depuis quand c'est interdit de prendre deux fois l'apero hein ?!)

- 20 heures: souper aux chandelles


- 22 heures 30: le Journal de TV5 Monde, juste au cas ou on aurait rate qqch d'important...


- 23 heures: extinction des feux

La suite ne vous regarde pas...


Dur la vie hein ???


dimanche 28 mars 2010

Entrainement pour l'Everest: phase 8

Ça, c'est fait! Cette fois-ci nous avons quand même réussi à noyer le moteur d'un scooter après environ 5 minutes d'utilisation et Jerome n'y est assurément pour rien (pour ceux qui connaissent l'histoire du litre d'eau dans le réservoir d'essence!!).

Mais mieux vaut vous expliquer tout ça depuis le début sinon vous n'y comprendrez rien. De Phnom Penh nous avons rejoint Ho Chi Minh ou Saigon ou encore HCMC pour les pros et avons souffert quelques jours de conditions atmosphériques extrêmes dans cette ville de surexcites!

Puis, nous avons rejoint la ville de Da Lat dans les montagnes du Vietnam Central. Initialement, cette destination était prévue dans le programme de visite de Laet et Juan (la Fun Machine pour ceux qui connaissent) qui nous rejoindront le 3 avril (enfin pour 50% d'entre eux!). La montagne et les températures clémentes n'étant pas à leur goût, nous avons décidé de réaménager notre programme et d'y passer quelques jours avant leur arrivée donc.

Da Lat est très bien organisée pour accueillir les cars de touristes ou encore les mariages (heureusement pas trop de backpackers à l'horizon). Une sorte de pratique ancienne veut que les mariages vietnamiens soient "confirmés" à Da Lat. Allez comprendre! Ici, tu trouves de tout sauf un moyen commode et pas cher de trekker dans les montagnes environnantes (pour rappel le but même de notre visite ici!).

Après quelques tractations avec les locaux (et dieu sait que les vietnamiens ne sont pas faciles en affaire), nous avons négocié la location d'un scooter à un particulier pour la modique somme de 60'000 dongs, soit environ 3chf. Rendez-vous pris donc pour le lendemain matin devant notre hôtel... Le mec en question ne s'est jamais montré et nous avons du reprendre nos négociations à zéro, chose non commode car l'anglais n'est pas forcement très pratiqué ici.

Finalement, finalement, finalement, on y est arrivé. Chevauchant notre rutilante bécane, nous avons parcouru tout au plus 500m avant de tomber en panne. En grands connaisseurs que nous sommes, nous avons soupçonné une vulgaire panne d'essence et étions déjà résignés à pousser notre bécane jusqu'à la sortie de la ville. En chemin, nous avons rencontré une gentille petite dame qui vendait des bouteilles d'essence et avons tenté de remédier à notre problème sans l'aide de quiconque. Cependant, impossible de faire redémarrer cette satanée bécane.... même quelques nom de D... bien forts n'y changeaient rien!

Résignés, nous avons donc tenté de communiquer avec un mec en salopette qui nous observait depuis quelques temps. Il a examiné la bête, pris son tournevis, manipulé quelques boulons et sourit en nous annonçant dans son vietnamien le plus léché que nous avions de l'eau dans le réservoir. Quelques secondes plus tard et après lui avoir payé la réparation de 5000 dongs (on va vous laisser faire le taux de change vous-mêmes!), nous reprenions la route le coeur léger en direction de la montagne du LangBiang (Nui LangBiang, si jamais).














700m de dénivelé, même pas de pluie et un pique-nique de rois (baguette et vache qui rit), nous voila requinqués pour quelques temps et bientôt prêts pour l'Everest...

mercredi 24 mars 2010

Histoires d'animaux...

Apres avoir quittes le Laos, un peu a contre-coeur il faut bien l'avouer, nous avons mis le cap sur le Cambodge, pour y effectuer une premiere reconnaissance avant d'y retourner dans quelques semaines dans le but notamment d'y visiter les fameux temples d'Angkor Wat.

Notre premiere etape cambodgienne nous a donc successivement menee a Kratie, patrie des dauphins d'eau douce Irrawaddy, puis a la capitale Phnom Penh, patrie des singes de rue et aussi des rats...a croire vraiment que nous avons deliberement place cette premiere partie de voyage sous le signe des animaux !!!!

Pour ce qui est de Kratie et de ses dauphins, difficile de faire mieux en termes de romantisme...imaginez plutot: une "croisiere" en tete a tete, au coucher du soleil, avec de temps en temps le clapotis de ces animaux aussi timides que menaces...





























Dur, dur en revanche d'associer une quelconque idee de romantisme a la ville de Phnom Penh...entre les singes qui font les poubelles et les rats qui trottinent allegrement sur les trottoirs, ce n'est pas vraiment l'endroit reve pour les balades au clair de lune !



Impossible par ailleurs de rester insensible a la tragedie vecue par ce peuple a la fin des annees 70, lorsque le regime khmer rouge du sinistre Pol Pot a decime le 1/5eme de la population du pays a des fins de purification ethnique et religieuse.



Quand on vous parlait d'animaux...

dimanche 21 mars 2010

Du Boloven Plateau aux 4000 iles

La grande partie du cafe laotien est cultive sur le plateau du Boloven, une sorte de grande plaine a proximite de la ville de Pakse. Le moyen le plus facile pour le visiter est de louer un petit scooter. Il faut s'accrocher car, bien sur, les regles de conduite ne sont pas les memes que les notres et il nous est tres frequemment arrive de rencontrer ce que l'on pourrait nommer des elements hostiles sur notre route. Il peut s'agir d'elements hostiles de petite taille comme des poules ou des chiens, mais les vaches ou buffles ne sont pas rares non plus.

A proximite de Pakse se trouve aussi le site archeologique du Wat Phou. Ce temple d'origine pre-angkorienne est reconnu comme la maison de Shiva, la deesse supreme dans la tradition indienne. Le temple principal dominait le site et etait constamment arrose de l'eau sacree qui coulait au centre du temple par l'intermediaire de savants canaux. Un chemin menait de Wat Phou a la ville sacree d'Angkor, situee a plus de 250 kilometres et construite quelques 200 ans plus tard.
Une heure de route environ separe Pakse des Si Phan Don Islands, litteralement les 4000 iles du Mekong. Nous avons pose nos sac a dos quelques temps sur le paradis preserve de Don Daeng. Pas de tourisme de masse ici, rien que des touristes fortunes attires par un eco-tourisme de categorie superieure. Une adresse encore preservee... pour combien de temps?
Nous sommes arrives a un moment charniere de notre voyage, semble-t-il, celui de l'aversion complete pour le backpacker- et ses histoires de beuverie+hotels-bon-marche+theories philosophiques- qui marchande tout et rien pour quelques centimes alors qu'il depense le triple a se piquer le tube dans les bars et surfer pendant des heures sur internet. On le fuit presque plus que la peste a present...

Don Khone, notre deuxieme etape parmi les 4000 iles, nous a revele une situation desolante et tragique qui frappe le Laos de plein fouet a present. En 1992, la Chine approuvait la construction du plus grand barrage hydraulique du monde, le barrage des 3 Gorges sur le fleuve Yangtse. Les premieres consequences de cette construction se sont d'abord ressenties au niveau local: 15 villes et 116 villages engloutis, 436km2 de terres disparues, 1,8 million de personnes deplacees, plus d'une centaine de morts lors de la construction.

Le barrage de 580m de haut pour 2km de large fit aussi de nombreux degats a la faune et flore environnantes, sans parler de la destruction de sites archeologiques de grande importance. On lui attribue egalement une elevation de la temperature ainsi que du niveau de la mer provoquant une salinisation des rizieres en Asie du Sud-Est. De nombreux scientifiques estiment encore que le controle d'une telle quantite d'eau sera la cause de tremblements de terre dans les prochaines decennies.

Les degats s'etendent a present au mythique Mekong. Son niveau d'eau est au plus bas depuis 50ans et les voies maritimes sont coupees pour la plupart. Sans parler des milliers de personnes qui ne vivent que de la peche et desesperent a present de trouver de quoi survivre...

Au passage, une grande majorite d'entreprises europeennes (suisses, allemandes, francaises) et americaines se sont graisse la patte lors de la construction de cet ouvrage gigantesque. A present, il est trop tard pour s'opposer au projet, mais assez tot pour identifier un besoin de reconnaissance dangereux des autorites chinoises et une necessite de s'opposer a d'autres projets a venir. Desolee d'etre si alarmiste aujourd'hui, mais la situation est vraiment preoccupante...
(si vous souhaitez en lire plus http://www.cairn.info/revue-herodote-2001-3-page-19.htm ).

lundi 8 mars 2010

Ventiane: curries, Tuk Tuk et Karaoke

Une semaine déjà que nous sommes arrives a Ventiane. La capitale du Laos a bien des attraits et notamment celui d'être une ville incroyablement paisible ou nous nous sentons bien malgré une chaleur oppressante (mais bon on ne va pas se plaindre non plus lorsque l'on constate ce que vous, nos pauvres petits amis suisses, devez endurer en ce moment!).

Une semaine donc que l'on se délecte de merveilleux curries: des rouges très pimentes aux verts incroyablement forts aux jaunes reposants. Quel plaisir de pouvoir profiter de ces délices!

C'est également a Ventiane que nous l'avons rencontré: lui, l'as du Tuk Tuk, l'Ayrton Senna du guidon, le Michael Schumacher du vélomoteur. Un conducteur capable de démarrer son engin en 3ème, d'accélérer avant les virages, d'anticiper les feux rouges et les carrefours sans avoir a toucher le frein, de proposer ses tarifs a la baisse sans que l'on ait a negocier et tout ça, dans un anglais charmant tout en gardant le sourire. Habitués des transports en tous genres depuis quelques temps, nous lui avons immédiatement décerné le César du meilleur conducteur de Tuk Tuk d'Asie du Sud-Est.

Une autre pratique qu'il serait difficile d'ignorer ici, c'est le karaoke. Non pas celui pratique dans les bars, mais celui plus underground qui se pratique en famille (en couple parfois) sur le trottoir , devant le garage et qui consiste a chanter a tue-tete les meilleurs hits lao du moment... sans se prendre au sérieux, bien sur.

Décidément, Ventiane vaut mille fois le détour!

samedi 6 mars 2010

Luang Prabang: Elephant tuk tuk?

Nous avons jusqu'ici expérimenté de nombreux moyens de transport et, en bons flashpackers, étions définitivement prêts a tester la petite et typique embarcation en bois qui allait nous mener de Nong Khiau a Luang Prabang. Les autres passagers (au bas mot 19) semblaient excites par ce trajet et marmonnaient quelques 7heures de route. Jamais, jamais nous ne cessions de nous convaincre qu'ils exagéraient. Impossible que 120 kilomètres sur le fleuve puissent requérir 7heures de trajet. Et bien...

Assis sur de petites planches de bois (l'embarcation typique n'a pas de siège a touristes mais des petites planches en bois de 10cm de large), nous avons passe les premières heures (environ 3) sans embûches si ce n'est nos fessiers qui se rappelaient sans cesse a nos esprits! Ensuite, nous avons du parcourir un bout du chemin a pied sous le soleil de plomb et avons été menés a une camionnette pour parcourir environ 40 kilomètres, debout dans la benne.

Lorsque nous avons enfin rejoint notre petite embarcation de bois, nous avons repris la route pour quelques heures avant que le "capitaine" ne nous demande de descendre et de pousser le bateau. Le niveau de l'eau était trop bas pour permettre a notre barque de poursuivre sa route. Il a donc fallu pousser un peu tout en marchant sur les cailloux escarpés.
















Nous n'arrivions plus a décider quel était finalement le moyen de transport le moins confortable de ce trajet et en sommes même arrives a apprécier ces fameuses petites planches en bois qui nous écorchaient les fesses. Nous poursuivions donc les dernières heures du trajet tout en admirant le coucher de soleil sur le Mekong et en se faisant dépasser par les grands bateaux a touristes (munis de confortables sièges!).

Luang Prabang, ancienne capitale du Laos et résidence royale, est bénie des Dieux. Des quelques 65 Wats (temples) sortent chaque matin pas moins de 400 bonzes (moines) qui sillonnent les rues en une procession orange et récoltent les offrandes de riz collant. Les moines de Luang Prabang ne cuisinent pas et se nourrissent exclusivement des dons de la population.












Le tourisme au Laos ne fait pas que des heureux. Les premiers a en subir les conséquences sont les éléphants, qui se retrouvent malheureusement sans emploi puisque leurs propriétaires préfèrent souvent les vendre au profit d'une camionnette (fort utile pour transporter ces riches touristes). Au chômage, ces pauvres animaux n'ont pas d'autres solutions que de se transformer en Elephant Tuk tuk pour s'assurer de leurs pitance quotidienne: 200kilos de feuillages. Pas facile d'être un éléphant de nos jours....


lundi 1 mars 2010

Et si on flashpackait ?

Quelqu'un connait-il le flashpacking ??? Non ??? Alors voici la definition au mot pres qu'en donne le Marie Claire (on voit tout de suite ou nous puisons notre inspiration....):

"Le terme est ne il y a quelque temps mais n'explose vraiment que maintenant. Contraction de flash (au sens de style) et de backpacking (voyage sac au dos), ce neologisme (commentaire du soussigne: ca fait du bien d'utiliser des termes savants de temps en temps...) designe les nouvelles vacances trendy des trentenaires. A savoir, un tourisme aventureux - comme des djeunz - a la decouverte des cultures locales, mais avec des sous et une bonne dose de technologie. En gros, un routard branche et geek, cherchant a la fois frissons du voyage et delicatesses d'une jolie auberge sans lacher IPod, appareil photo numerique ou ordi portable. Les origines de de ce nouveau trip ? Nostalgie des annees etudiantes, multiplication des breaks lors des changements de job, mode des blogs (qu'on alimente du bout du monde), lassitude des clubs de vacances formates...Un tourisme tres XXIe siecle, en somme. Tentant."

Est-ce que par le plus grand des hasards vous auriez reconnu dans cette description quelqu'un que vous connaissez ??? Mais voui, vous avez vu juste....c'est comme si cette categorie de voyageurs avait ete tout specialement inventee pour nous !!! Laeti et Jerome, les nouveaux flashpackers du XXIeme siecle !!! Ca sonne pas mal non ? Vous devriez essayer, je suis sur que ca vous plairait...

Apres avoir quitte la bande des joyeux lurons dans le nord du Vietnam, nous avons donc mis le cap sur le Laos, desireux de rester le plus fidele possible a notre toute nouvelle reputation de voyageurs geeks. Malheureusement, nous avons rapidement du dechanter, puisque je mets quiconque au defi de trouver une jolie auberge aux confins septentrionaux du pays et notamment a Phongsaly, pourtant decrit comme un veritable petit bijou par plusieurs guides de voyage. C'est peut-etre vrai, mais nous n'avons pas eu la chance de nous en rendre compte puisque tout ce que nous avons vu en trois jours...c'est du brouillard !!! Du coup, on s'est demande si nous n'etions pas revenus quelques mois en arriere, lorsque nous avons cherche en vain le desormais fameux "volcan photoshop Arenal" au Costa Rica...


Fort heureusement, tout est rentre dans l'ordre quelques jours plus tard, a notre arrivee a Nong Kiaw, ou nous avons pu un peu rattraper notre retard, a force de mojitos degustes sur une jolie petite terrasse, de siestes faites au son des criquets sur une terrasse de bungalow surplombant une riviere et d'extraordinaires plats locaux degustes dans les innombrables troquets du coin...que voulez-vous, on est flashpackers ou on ne l'est pas !